• Une réalisation de Robert Aldrich (Les Douze Salopards, En Quatrième Vitesse, Vera Cruz), qui délaisse ici ses habituels films d’action musclés pour livrer un grand polar néo-noir enquêtant sur les élites corrompues de Los Angeles.
• Burt Reynolds alors au sommet absolu de sa gloire au box-office après Délivrance et Plein la gueule, tellement investi pour casser son image de séducteur macho qu’il fonde la société de production « RoBurt » avec le réalisateur afin de co-financer eux-mêmes le projet.
• La surprenante présence de Catherine Deneuve (Belle de Jour, Le Dernier Métro, Les Parapluies de Cherbourg), sublime et émouvante dans le rôle d’une call-girl de luxe désabusée, marquant l’une de ses rares incursions dans le cinéma hollywoodien.
• Solide, désespéré et sans le moindre temps mort, un scénario implacable écrit par Steve Shagan, adapté de son propre roman (initialement titré City of Angels), qui écorne joyeusement le mythe de la réussite californienne et dénonce l’hypocrisie des puissants.
• Une impressionnante brochette de seconds rôles réunissant les oscarisés Ben Johnson (La Dernière Séance) et Ernest Borgnine (Marty, La Horde Sauvage), mais aussi la présence inattendue du jeune Robert Englund, le futur Freddy Krueger, dans la peau d’un preneur d’otages aux abois.
• La musique particulièrement enveloppante, jazzy et mélancolique de Frank De Vol, fidèle collaborateur d’Aldrich, qui rythme idéalement la descente aux enfers de cette romance impossible.